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Je partage avec vous cet excellent article du site Coface, lien : http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Thailande

Un travail remarquable …

Indicateurs économiques de la Thaïlande

 

 

indicateurs économiques

(p) Prévisions

- Forces

  • Production diversifiée et performante dans l’agriculture et l’industrie
  • Montée en gamme dans les produits manufacturés
  • Carrefour régional ouvert sur ses voisins dynamiques
  • Renforcement du système bancaire

- Faiblesse

  • Instabilité politique récurrente depuis 2006
  • Commerce extérieur thaïlandais dépendant de l’économie chinoise
  • Insuffisantes réformes structurelles
  • Climat des affaires marqué par les liens persistants entre le secteur privé et les milieux politiques
  • Endettement des ménages élevé

- APPRÉCIATION DU RISQUE

 

- Pas de reprise anticipée en 2014

 

La croissance a fortement ralenti en 2013 dans un contexte de crise politique et d’endettement élevé des ménages.

En 2014, l’activité ne devrait pas rebondir.

La demande intérieure restera contrainte par les incertitudes sur l’issue de la crise politique.

En effet, la confiance des investisseurs et des consommateurs a été altérée par l’agitation politique qui touche le pays depuis novembre 2013.

Des entreprises ont reporté leurs investissements, à l’instar de Toyota, et les usines ne fonctionnent qu’à 60% de leurs capacités.

Depuis le coup d’Etat de 2006, le pays est régulièrement secoué par des épisodes d’instabilité politique.

Si l’économie a toujours relativement bien résisté à ces évènements, la perception de la Thaïlande par les investisseurs s’est dégradée.

Par ailleurs, le niveau d’endettement des ménages est élevé (80% du PIB), contraignant la capacité des ménages à consommer davantage et limitant la faculté de la banque centrale à baisser ses taux en dépit du ralentissement de l’activité.

La consommation en zone rurale sera également affectée, le programme de subvention du prix du riz n’étant pas renouvelé malgré les demandes des fermiers.

En outre, tant qu’un gouvernement définitif n’est pas en place, les dépenses publiques seront maintenues à un niveau minimum, retardant l’implémentation du plan d’infrastructure « Thaïlande 2020 ».

De plus, les mouvements de contestation affectent l’activité touristique.

Néanmoins, la croissance sera soutenue par le commerce extérieur qui bénéficie de la reprise dans les économies avancées.

En revanche, le secteur des matières premières continuera à souffrir de la baisse des cours.

 

-Une situation financière qui reste solide

 

Le déficit budgétaire devrait rester élevé en 2014, même si les mesures de relance arrivent à leur terme et le gouvernement intérimaire ne peut réaliser des dépenses que sous la supervision de la commission électorale.

Malgré cela, l’endettement public restera soutenable en 2014. Sur le plan extérieur, le solde courant s’améliore en 2014 en raison de la plus forte croissance des exportations, portées par la reprise des économies avancées.

De plus, les importations seront affectées par la faiblesse de la demande intérieure.

Par ailleurs, la Thaïlande reste une base de production manufacturière privilégiée pour les industries automobiles et électroniques même si l’importance des flux d’IDE dépendra de l’évolution de la situation politique.

Le pays est vulnérable à une crise de confiance des investisseurs dans un contexte de crise politique et de diminution des liquidités disponibles en raison du resserrement anticipé de la politique monétaire américaine.

Cependant, le niveau confortable de réserves de change (plus de 8 mois d’importations en janvier 2014) confère au pays une capacité de résistance satisfaisante en cas de retraits brutaux de capitaux.

 

-Les élections anticipées n’ont pas encore permis de solutionner la crise politique

 

Yingluck Shinawatra (sœur de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra), premier ministre depuis la victoire du  Puea Thai  aux élections de 2011, a été contrainte de dissoudre le parlement en décembre 2013 et a appelé à des élections anticipées en février 2014.

Yingluck a fait face à d’importantes manifestations déclenchées par sa proposition de loi d’amnistie qui a ravivé les tensions entre les pros et les anti-Thaksin (Parti Démocrate).

Thaksin, évincé du pouvoir par les militaires en 2006, a été condamné par contumace à 2 ans de prison pour corruption et l’opposition estime que cette loi a été faite pour permettre son retour en Thaïlande.

Néanmoins, l’opposition a boycotté les élections et bloqué certains bureaux de vote.

Depuis novembre 2013, les manifestations ne faiblissent pas et Bangkok a fait l’objet d’un blocus pendant 2 mois avant que l’opposition ne décide de libérer les rues de Bangkok pour organiser ses rassemblements uniquement dans un parc de la ville.

Des élections partielles devront avoir lieu avant de pouvoir former un gouvernement, seules 89% des circonscriptions ayant pu élire leur représentant alors que la Constitution exige un minimum de 95%.

Des élections sénatoriales seront également organisées le 30 mars.

Le Puea Thai, qui bénéficie d’une forte popularité dans les zones rurales, a de bonnes chances de remporter ces scrutins.

Yingluck est actuellement poursuivie pour sa mauvaise gestion du programme de subvention du riz et pour meurtre, des proches de deux personnes tuées lors des manifestations ayant porté plainte.

En cas de destitution, il est probable que l’actuel ministre des affaires étrangères, lui aussi membre du Puea Thai, la remplace.

Auteur Coface.com

Un acticle partagé à partir du site Coface : http://www.coface.com

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